Décibels et horaires : la réglementation bruit à Paris
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Deux réglementations différentes s’appliquent à une soirée : une qui protège le public à l’intérieur, une qui protège le voisinage à l’extérieur. Les deux textes n’ont ni le même seuil ni la même logique.
Le décret n° 2017-1244 fixe 102 dB(A) et 118 dB(C) sur 15 minutes en lieu musical. Pour le voisinage, l'émergence est limitée à 5 dB(A) avant 22 h et 3 dB(A) après. Pure Vibe Society cale ses sets dessus.
Quelles sont les limites de décibels pour une soirée à Paris ?
Dans un lieu diffusant de la musique amplifiée, le décret n° 2017-1244 fixe deux plafonds mesurés sur 15 minutes glissantes : 102 dB(A) et 118 dB(C). Pour le voisinage, le Code de la santé publique limite l'émergence à 5 dB(A) entre 7 h et 22 h et 3 dB(A) entre 22 h et 7 h.
Les deux pondérations ne mesurent pas la même chose. Le dB(A) suit la sensibilité de l'oreille et sous-estime les basses fréquences ; le dB(C) les prend en compte. C'est pour cela que les deux plafonds coexistent : un système très chargé en grave peut respecter le dB(A) et dépasser le dB(C).
Jusqu’à quelle heure peut-on mettre de la musique à Paris ?
Il n'existe pas d'heure unique. L'horaire dépend de l'autorisation d'ouverture de l'établissement, délivrée par la préfecture de police. En revanche, à 22 h, le seuil d'émergence toléré passe de 5 à 3 dB(A) : la contrainte se durcit même si l'établissement a le droit de rester ouvert.
Un écart de 2 dB paraît faible. L'écart ne l'est pas : l'échelle est logarithmique, et l'émergence se mesure par rapport à un bruit de fond qui, lui aussi, diminue la nuit. La marge réelle se réduit donc deux fois.
Ce que ça change pour la programmation
- En terrasse ou sur un rooftop, le créneau confortable est le sunset, avant 22 h
- Après 22 h en extérieur, la maîtrise du grave compte plus que le volume global
- En salle fermée, la réverbération travaille pour vous : le niveau perçu dépasse le niveau émis
- Un limiteur réglé par l’établissement prime toujours sur le réglage du DJ
Ces seuils sont ceux du cadre national. Des arrêtés préfectoraux ou municipaux peuvent ajouter des restrictions locales : à vérifier auprès de l'établissement, qui détient son autorisation d'ouverture et, le cas échéant, son étude d'impact acoustique.